Divinum Fidei

Pure lumière venue du ciel,

Ciel d’une terre d’errance,

Errance d’une âme si belle,

Belle ! Celle qui a rejoint l’alliance.

Alliance du cœur des pécheurs,

Pêcheurs d’une réalité d’amour,

Amour divin, qui transcende nos peurs,

Peur du néant … Au secours !

Secours d’un Ange pleurant,

Pleurant notre folie illusoire,

Illusoire est ce monde mourant,

Mourants, nous acceptons enfin de croire.

Croire nous offre la Foi,

Foi d’une existence plus belle,

Belle est ma croix,

Croix de ta foi, Christ éternel !

Éternel est ton amour,

Amour de toutes tes créations,

Création du corps de gloire pour toujours,

Toujours gloire à ton intention.

Intention de foi, seigneur,

Seigneur recueille moi au creux de tes mains,

Mains qui sèchent mes pleurs,

Pleurs d’un beau chérubin.

Chérubins qui nous montrent le chemin,

Chemin de la Foi en ton symbole,

Symbole des quatre orients bénis,

Bénis soit l’Orient promis par mes oboles.

Oboles de ce qui m’est le plus cher,

Cher est le sacrifice,

Sacrifice de ta chaire,

Chaire meurtrie, pour nous rédemptrice.

Seigneur, quel que soit mon chemin, en toi j’ai Foi.

JPR

FIAT LVX !

De l’incréé,

Vers la potentialité,

Du puits de lumière,

Ou naquit notre ère.

Manifesté dans cet espace,

Par un feu divin d’audace,

L’œuvre infinie et magistrale,

Créant la vie et les étoiles.

Une explosion de création,

Ô merveilleuse vision.

Je me sens insignifiant,

Seul dans le firmament.

Mon âme reste en pleurs,

Devant tant de splendeur,

Mes tripes nouées,

Je ne peux plus l’ignorer.

Je rêve de ce moment,

Où je reviendrai… à la fin des temps.

JPR

Chrysallidem

Né dans l’oubli,

Sous les cris de la vie,

Mort et naissance,

Portes de souffrances.

Perdu dans une époque,

D’une réalité équivoque,

Avance avec prudence,

Dans le tumulte de l’existence.

Alimentée par la lymphe,

Cette vie n’est qu’une nymphe,

Apprends de l’expérience,

Et tomberons les apparences.

Bercé dans l’amour,

D’un rêve sans contour,

Dans cette vie de nuit,

Triomphera la lumière infinie.

Chenille aux perceptions limitées,

Papillon aux ailes révélées,

Âme purifiée s’envolera,

Et dans l’immensité s’épanouira.

JPR

Spero

Ange au doux visage,

Annonciateur d’un saint présage.

Par ta simple présence,

Mon cœur et mon âme dansent,

Drapés dans les nuages,

Mes rêves vivent éperdument les âges.

Mais soudain la réalité gronde.

Et frappe la vérité de ce monde.

Sans ta lumière,

Ne me reste que prière.

Puisses-tu revenir,

Éclairer mon sombre avenir.

JPR

Résilience

Je voulais croire en mes rêves,

Mais dans cette vie, aucune trêve,

Alors, je me débats,

Dans ce monde ou je me noie.

Je me dois d’être pur et sans tâche,

Car je ne peux être lâche.

J’irais chercher la Lumière,

Tout au fond de cette terre.

A user toutes mes forces,

Je percerais son écorce.

J’irais au fond des océans,

Pour devenir un diamant,

Je renaitrais des flammes,

Pour sublimer mon âme.

J’irais enfin aux quatre vents,

Pour refléter l’étoile d’Argent.

Et puis je m’unirais à toi,

Pour toujours, dans la paix d’un Roi.

JPR

Solitudinem

Pourquoi suis-je si seul,

Un étranger dans ma propre maison,

Une vie dans un linceul,

Contemplant cette triste illusion.

En vain je te cherche,

Au plus profond de mon Âme,

Mais cette route est si sèche,

Qu’elle constitue mon drame.

Sans cesse incompris,

Je ne suis qu’un pauvre fou,

Dans cette réalité de mépris,

Je survie peu ou prou.

Peu m’importe ce qu’ils pensent,

Je n’attends de toi qu’un signe,

Que la Vérité danse,

Et pour toi seigneur, être digne.

JPR

Dolorossa

Baisses les armes,

Et sèches tes larmes,

Pose ton armure

Et panses tes blessures,

Tu penses tes ailes brisées,

Mais c’est juste un prix à payer,

Un triste mal nécessaire,

De notre condition précaire.

Dans ce monde que nous créons,

Les peines sont légions…

Le mal naissant de nos peurs,

Comme sève de tous nos malheurs.

Tu te crois au fond l’abîme ?

En Vérité, tes cicatrices te subliment.

Car sur cette terre et dans le ciel,

Jamais tu n’as été aussi belle !

JPR

Mélancholia

Chaque jour elle me poursuit,

Dans l’ombre et sans bruit,

Dès que j’entrevois une lueur,

Elle ne me laisse que torpeur.

Elle se joue de moi,

Comme un chat avec sa proie,

un fétu de paille virevoltant,

Balayé par de tristes vents.

Tapie dans le néant,

Toujours elle attend,

A l’affût de chaque espoir naissant,

De son souffle le brisant.

Tant d’espoirs déchus,

Sous sa marque fourchue.

Un deuilleur de mes rêves,

Sans jamais aucune trêve.

Mon cœur usé par le temps,

A dû bannir tout sentiment,

Mon esprit en survie,

Pauvre compagnon d’une âme à l’agonie.

Pourtant, une force inconnue m’anime,

Me laissant entrevoir une sortie de l’Abîme.

JPR

Parce Mihi

Pardonnes-moi, si je me hâte de vivre,

Mais la beauté du ciel m’enivre.

Même quand les ténèbres dominent la nuit,

Et que je marche seul et sans bruit,

Ébloui, je ne vois que les étoiles,

Mon esprit déchirant le voile de tout mal.

Je fuis les liens du passé,

Qui m’enserrent pour m’emprisonner.

Et parfois mon cœur s’emballe,

Trahissant mon esprit loyal,

Alors, je fonce à travers le ciel,

Au risque de me brûler les ailes.

Si t’a beauté est un leurre,

J’en assume la douleur,

Bercé dans la vérité,

De mon âme oubliée.

Aveuglé par ta grâce,

Puisses-tu pardonner mon audace.

JPR