Souvenirs d’un avenir arraisonné…

Je me souviens ce parfum,

Aussi fugitif que l’embrun,

Quand la fleur de raison,

Se fane dans mes passions.

La douce folie butine,

Les illusions assassines,

Et le vent des tourments,

S’acharne sur mon présent.

Au diable les désirs,

Si l’âme doit en périr,

La vie est bien fugace,

Et se conquiert la grâce.

Quand le silence gronde,

Le cœur hurlant féconde,

A l’ombre d’un songe,

Une lumière dans ce mensonge.

JPR

Face à la Mer

Mon regard pendu à ton rivage,

D’une obsédante sérénité,

Où ton écume sur mon visage,

Vole à fleur de mes pensées.

Toutes les larmes de la terre,

S’écoulent jusqu’à mes pieds,

Invisibles aux cœurs de pierre,

Pauvres vagues d’âmes chagrinées.

Sous la douceur de tes caresses,

Cache une force prête à se déchaîner,

Reflétant simplement nos faiblesses,

Car tu n’a rien à nous prouver.

Je ne suis q’un grain de sable,

Sur cette plage abandonnée,

Aveugle du moindre pauvre diable,

Dans l’empire de mes pensées.

Perdu dans mon espoir,

Cherchant en toi une boussole,

Juste un cap dans ton regard,

Car ton chant reste sans paroles.

Je te regarde tirer ta révérence,

Car ton cœur sait bien,

Reculant dans le silence,

Que la gloire ne prouve rien…

Et si … on avait les mêmes rêves ?

Hey humanité ! Je te vois,

Mais tu ne saurais m’entendre,

Je ne comprends pas tes lois,

Laisses-moi une chance de me comprendre.

Nous ne sommes pas du même monde,

Et pourtant tu es là devant moi,

Comme une ombre vagabonde,

Me laissant face à mon désarroi.

Je ne suis pas ce que tu vois,

Si tu pouvais percer mon âme,

Au delà de ce que les autres croient,

Je pourrais espérer sortir de ce drame.

Mais tu ne vois pas…

Et si on avait les mêmes rêves ?

Juste pour un jour, un mois, un an,

Comme une invincible trêve,

Une Lumière dans ces jours de néant.

Nous oublierions nos différences,

Peut-être partagerions-nous nos peines,

Ensemble, nous bâtirions nos espérances,

Loin de la jalousie et de la haine.

Nous gravirions la montagne sans effort,

Car nous nous appuierions l’un sur l’autre,

Nous y installerions notre château fort,

Et pour tous, ce rêve nous ferions nôtre.

Mais tu n’entends pas…

Nos regards en directions opposées,

Se perdent dans le désert des mirages,

Il ne manque qu’un rien pour se croiser,

Et bâtir ensemble un nouvel Âge.

Ton monde nous promet plus de Rêve,

Ma poésie ne rêve que de Réveil,

Ensemble, avant que le jour ne s’achève,

Unis, faisons de ce monde une merveille.

Mais tu ne crois pas…

JPR

Souvenir de Célestia

Peut-être ici ou bien là-bas,

Sur une terre que je ne connais pas,

Les yeux au ciel en quête d’un présage,

Comme ton sourire dans un nuage.

Fuyant cet égoïste monde de combats,

Et de ses lois que je ne comprends pas,

Prisonnier aux fers de sa suffisance,

Avec ta voix, témoin de mon allégeance.

L’ignorance est l’ombre qui me suit,

Portant ses peurs sombres où que je fuis,

Le soleil impassible m’observe sur ma route,

Mais la Lune cachée m’emplît de doutes.

Refusant la vérité de ce monde,

Pour celle que mon cœur féconde,

La carte du destin entre mes mains,

Je comprends à quel point je suis tiens.

Pétrifié par ton regard derrière ton voile,

Bercé par la magie de tes étoiles,

Écho d’un savoir que je ne saurais exprimer,

Mais qui pourra éclore quand je t’aurais retrouvé.

L’homme apprivoisé

Il se complait dans sa cage,

Qu’il aime parée de doré,

Oubliant que passe les âges,

Pour une illusion de sécurité.

Animé par un simple désir,

Avoir sa part de « bonheur »,

Prêt à tout pour s’en saisir,

Posséder et oublier un instant sa rancoeur.

Pour l’estime du paraître,

Il travestit son âme,

Dans son cocon matériel, il croit Être,

Cultivant bienveillamment son drame,

Il brade sa pensée,

Dérive au courant de la masse,

En brave bête conditionnée,

Sous perfusion d’influences néfastes,

Pour quelques miettes de subsistance,

Il enterre docilement tous ses rêves,

Avide d’une pseudo reconnaissance,

Triste sacrifice pour une humble trêve.

Devenu esclave de ses habitudes,

Bercé pour ne plus se réveiller,

Le temps filant en servitude,

Nourrira les regrets de ne s’être éveillé…

JPR

Déshérence du Soldat

Armé d’une volonté invincible,

Pour une cause qu’on croit juste,

Dans la brume d’une vérité indicible,

Seul caché derrière un pauvre arbuste,

Tétanisé par le serpent de la peur,

Pour quelques pas dans l’inconnu,

Prêt à tout donner pour une lueur,

Au souvenir d’un amour pur et invaincu,

A coups d’épée, de poings ou de mots,

Le combat se porte dans le cœur,

Au feu de cette foi naquirent les Héros,

Dans la danse du bonheur et du malheur,

Joue contre joue avec la mort,

Dans nos tripes brûlantes du feu de Vie,

L’ivresse du temps apaisant nos remords,

Au glas, de la coupe d’élixir de l’oubli.

C’est de l’autre côté du pont invisible,

Que ce trouve notre vraie lumière,

Saut de la foi dans l’imprévisible,

Au courage de briser la dernière barrière.

L’existence est notre guerre,

Foi en soi est guide du chemin,

Pour ne pas se perdre en âmes amères,

Et brandir fièrement la lance du Destin.

JPR

L’hymne de la muse

Invisible, je sens son parfum,

Dans une vibration délicate,

Se libère un autre chemin,

Avec une ferveur écarlate,

Résonnent les premières notes,

Et me couvre d’une aube dorée,

Étreignant mon âme, elle chuchote,

Ses secrets d’une autre vérité,

Pour un instant, berce mes espoirs,

Ensemble main dans la main,

Traversant le rubicon du miroir,

Cœur à cœur du destin,

Sa douce voix cristalline m’enivre,

L’embrun des sonorités aériennes,

M’emplît d’un désir impétueux de vivre,

Et porte le ciel dans mes veines,

Alors que sonne le glas du finale,

Désemparé du retour à la réalité,

Cet abandon me fait si mal,

Dans ce silence qui fut brisé.

À jamais je ressens sa grâce,

Qui manifeste la pure Beauté,

Je rêve que l’ange musical m’enlace,

Pour pouvoir à nouveau m’envoler.

JPR

Musique et poésie sont faites pour vivre ensemble !

Odysseus

Je marche avec l’ennui pour attelle,

Peut-être à satiété d’une vie trop sage,

Car dans mes tripes hurle un appel,

Le rugissement d’une liberté sauvage,

Perdu dans mes pensées,

J’hisse haut la grand voile,

Fuis les esprits arraisonnées,

Levant l’encre de ma toile,

Adieux ! Naufragés des habitudes,

Rongés par le cancer du temps,

Adieux ! Âmes en désuétudes,

Tristement soumises aux biens pensants,

Je pars aux confins de la Vérité,

Aux contours du nouveau monde,

Tissant courageusement ma réalité,

Entre toutes ces épreuves vagabondes.

En avant toute ! Ivre du vent de l’inconnu,

Arpentant la Vie et ses rouages,

Dans l’incertitude, le bonheur m’est apparu,

Car Liberté est l’Essence même du voyage…

JPR

Summum Bonum

L’Éducation est un écrin de verre,

Qu’il faut pouvoir briser,

Comme un colosse de terre,

Casser, Séparer, se délester.

Grande est la quête,

Une chasse aux trésors,

Ou la volonté s’entête,

Pour passer du plomb à l’or.

La connaissance est la clé,

Pour élever sa conscience,

Entrevoir d’autres vérités,

À travers de nouveaux sens.

Serpents jumeaux s’éveillent,

En parfaite spirale d’harmonie,

Afin que le feu secret s’élève,

Vers un nouvel état de Vie !

Puisqu’il faut Apprendre,

Ne ferme plus les yeux,

Apprendre à se comprendre,

Est la porte qui ouvre les cieux.

JPR

Fuir…

A tous les incompris, cénacle que j’affectionne plus que tout autre, et spécialement pour Rose.

Fuir, fuir hier,

Comme demain,

Oublier mes pairs,

Pour un nouveau chemin.

Fuir, fuir loin de toi,

Loin du néant,

De l’abîme ou tu me noie,

Et marcher dans le présent.

Fuir, fuir loin de tout,

Pour lâcher l’ancre de paix,

Car je ne peux mourir à genoux,

Né pour une grandeur qui t’effraies.

Fuir, fuir la folie des hommes,

Qui vampirisent mon cœur,

Ces adorateurs de la pomme,

Révélée triste et sans saveur.

Fuir, fuir l’ancien moi,

Transparent et sans arômes,

Et redevenir un roi,

Le Roi de mon royaume.

Un jour tu comprendras,

Dans l’océan tout a sa place,

Que tu es moi, que je suis toi,

Seul l’Ordre nous fera grâce.

JPR

Horizons …

J’irais aux quatre vents,

Au prix de ma sueur,

Un voyage aux faux semblants,

Affranchi de toute peur,

Porté par un vent de passion,

Butinant à toutes les fleurs,

Dans une orgie d’informations,

Pour comprendre les sources du malheur,

Animé par un vent de raison,

Dans l’équilibre de la justice,

Un antidote au poison,

Une foi digne en sacrifice,

Ancré par un vent de vérité,

Dissipant les mensonges,

Au lourd tribut de la réalité,

Pour me libérer de ma longe,

Apaisé par un vent de compréhension,

En paix avec mes congénères,

Sur le chemin de l’absolution,

Chevauchant nos chimères,

Puis je deviendrais le vent,

Vaincrai toutes les ombres,

Un vent de lumière dans le néant,

Pour que plus rien ne soit sombre.

JPR

Le monde des pas perdus.

Errance au temps des pas perdus,

Sur des routes de pensées infinies,

Corps immobiles comme Le pendu,

Cherchant secrètement une part d’indéfini.

Fort d’une coupe bien pleine,

D’un vide incommensurable,

La grandeur porte ma peine,

Ne réfléchissant que du sable.

Mouvants mais stérile,

L’action sans but à atteindre,

Isolé comme une île,

La folie est à craindre.

Un abîme profond de réflexion,

L’espoir d’une main dorée tendue,

Ecrasant raison et passion,

Pour ressentir cette Vérité ténue,

Le monde extérieur est si petit,

Le temps accordé si court,

L’espoir que pure folie,

Ne reste, que la foi en l’Amour.

JPR

L’Echo

Elle résonne dans le silence,

Au delà de ce que je vois,

Je suis sa profonde présence,

Le chemin d’une voie sans voix,

Trop de bruit à mes oreilles,

L’agitation du monde se fourvoit,

Pas une âme qui m’émerveille,

Gémissent de sombres voix sans voie.

Mantras et prières,

Douces vibrations que j’envoie,

Verbe circulant dans l’univers,

Je suis la voie de la voix,

A mi-chemin de ma pénitence,

Que l’illusion me renvoie,

La foi pour seule croyance,

J’entends la voix de ma voie,

C’est ton mystère que j’entrevoie,

Dans ton silence, j’entends ta voix,

Et bien qu’invisible, je te voie,

Grâce à toi, je connais la Voie.

JPR

L’enfant oublié

Il était si triste et perdu,

Je l’ai serré, compris, consolé,

Afin que son cœur lui soit rendu,

Et qu’il puisse à nouveau rayonner,

Je lui ai offert un autre printemps,

Quand il a pu se pardonner,

Qu’il s’est ouvert en compatissant,

Libéré de ses secrets cachés,

J’ai vu ses plaies ouvertes,

Et leurs larmes de néant,

Le poids de ses pertes,

Qui gangrène son présent,

Alors j’ai fais une promesse,

Qu’importe si le passé a tremblé,

Qu’importe si la Vérité agresse,

Je serai toujours là, à ses côtés.

JPR

Celui qui souhaite changer le monde, doit nécessairement prendre soin des deux Enfants : l’enfant choyé et l’enfant oublié.

L’enfant choyé, c’est nos petits bambins que nous avons décidé d’intégrer dans ce monde, avec tout le poids de cette responsabilité. Un Avenir digne requiert toute notre implication dans leur développement, leur évolution et leur élévation…

L’enfant oublié, c’est celui qui sommeille en chacun de nous, enfermé dans la cave de notre subconscient, sans attention, sans soins, sans bienveillance, pour laisser toute la place à « l’adulte masqué », véritable parasite du changement noble…

Au cœur de toi…

Je voulais revoir ce ciel bleu,

Me glisser sous tes paupières,

Me fondre au fond de tes yeux,

Pour me perdre dans ton univers,

Y semer quelques rêves,

Dans un terreau de joie,

Avant que la nuit s’achève,

Et que le matin n’impose ses choix,

Consoler l’enfant oublié,

Absorber toutes tes peurs,

Raviver la flamme de pureté,

En épongeant tous tes pleurs,

Tu portes un destin d’étoile,

Devant lui, je me sens si petit,

Pour toi je traverserai le voile,

Même emprisonné dans ton infini,

Je m’installerai dans ton cœur,

Je construirai une petite cabane,

Reposerai à jamais dans ta chaleur,

Une bougie allumée à la lucarne,

Je ne serai jamais plus qu’un souvenir,

Entre deux battements de cœur,

Un humble sacrifice à bénir,

Pour te sentir rayonner de bonheur,

Chaque matin devant ton miroir,

Muet de ce que je voudrais te dire,

Tu verras mon éclat dans ton regard,

Comme le fidèle gardien de ton sourire …

JPR

Éclosion

Un instant de silence,

Au calme des yeux fermés,

Dans un écho d’élégance,

Brille une lumière cachée.

Un espoir dans les ténèbres,

Dans ce chaos apparent,

Ou seuls quelques zèbres,

Ordonnent mon espoir.

La volonté d’une intention,

Et le cœur d’une pensée,

Souffle d’une création,

D’un sens profond à donner.

L’œuf de la Vie,

Nourrie de ce que j’aime,

Un fœtus d’infini,

D’où naquît ce poème…

JPR

A la croisée des chemins…

J’attends au bord de l’eau,

De là, je vois tes rêves,

Enthousiaste de tes mots,

D’amour qui ne s’achève.

Te nourrissant de rosée,

Délicate au creux de ma main,

Fermé, sans pouvoir t’en lasser,

Si fort, qu’il ne nous reste rien.

Pas même un mot d’elle,

Pour reconstruire notre voile,

Déchiré par les vents du ciel,

Aux rageux qui cachent notre étoile.

Notre amour fou a régné,

Tissant sa toile sur l’univers,

Infini au temps dépassé,

La limite de notre chimère.

JPR

« Deux chemins ou se croisent deux êtres, c’est deux visions qui s’interpénètrent, deux forces qui vibrent, deux lectures qui s’équilibrent… »

Rémanences du papillon

Où sont les papillons colorés de mon enfance ?

Quand les heures virevoltantes ont-elles laissé place à l’ennui ?

Au requiem de l’insouciance, la sagesse fait sa pénitence,

Laissant place à d’invisibles papillons de nuit.

Quand se sont envolés ces papillons qui me chatouillaient le ventre ?

Laissant derrière eux qu’une triste terre brûlée,

Quant ai-je été contraint de consolider mon antre ?

Tissant inconsciemment ma chrysalide pour pouvoir me retrouver.

Quand demain est-il devenu le fantôme d’hier ?

Il semble que l’été soit presque consumé,

Ne faut-il pas se mettre en marche avant l’hiver ?

Et poser le masque une fois le carnaval terminé.

Suis-je l’homme qui rêve d’être papillon ?

Sans avoir le courage de sacrifier la chenille,

Faut-il s’abandonner à cette mystérieuse nuit vermillon ?

Pour se métamorphoser en diamant qui brille…

JPR

Au cœur de la spirale

Pris dans ses filets,

Plus de temps pour penser,

Au diable les regrets,

Pour un espoir auquel se raccrocher,

Les heures dansent,

Jamais ne se retournent,

Et ce courant qui me tance,

Oh ! j’en ai la tête qui tourne,

J’en perds mes repères,

Et me surprend à oser rêver,

Dans cet abîme austère,

Ou tant d’espoirs se sont échoués,

J’occulte l’œil du cyclone,

Pour la magie de l’astre d’or,

Me libérant de la gorgone,

Renaissant de cet athanor,

En suspension dans l’univers,

Je médite humblement mon unité,

Pleurant toutes ces bien-aimées pierres,

Que la spirale aveugle a emporté…

JPR

Liberté

Ces jours gris ou le ciel pleure,

Portent un voile de tristesse,

Quand le monde pèse sur ton cœur,

Bien que ton âme reflète la noblesse,

Rappelles-toi la douce Lune,

Et ses larmes de lumière d’argent,

Saupoudrées comme l’écume,

Illuminant notre néant,

Elle ne craint point les ténèbres,

Car toujours revient son Soleil,

A chaque retour, l’aube célèbre,

Leur amour absolu et éternel,

Ils portent des souvenirs d’étoiles,

Pour qu’en toi triomphe ta liberté,

Baigné au cœur des eaux primordiales,

Au merveilleux miroir d’éternité,

Tu es une invincible lumière,

Aux rayons de tes sourires,

Laisses les moments amers,

Se dissiper d’un simple soupir,

Les cœurs de pierre aveugles,

Ne peuvent voir au-delà de ce qu’ils croient,

L’existence est tissée de moments espiègles,

Mais uniquement au fil de nos choix,

J’aimerais pouvoir t’offrir le bonheur,

Comme on offre une rose,

Et libérer ton cœur,

De cette humble prose…

JPR

Chuchotements …

Que celui qui a un esprit pour voir, voit. Et que celui qui a une âme pour entendre, entende.

Les secrets du soleil,

Réfléchis par la lune,

Sur la terre qui s’émerveille,

Caressée par sa chaleur brune,

Un jour, la neige recouvre,

Le champs des horreurs,

Purifie et nous ouvre,

Les portes d’un autre bonheur,

Un feu secret ravivé,

Au coeur du cocon,

Brûlant de vérité,

Pour franchir le rubicon,

Sentir l’étreinte de la nature,

Le doux baisé de la rose,

Et couler les larmes si pures,

Que les anges déposent,

Pour les fils du ciel,

Maternés par la terre-mère,

Sous le voile du réel,

La foi révèlera le mystère,

Aux aveugles endeuillés,

Animés de pures intentions,

L’âme éclose ainsi libérée,

Leurs places dans la création,

Nul besoin des dogmes,

Ou de religions sclérosantes,

Verront, se comportant en Homme,

L’avènement de l’aube renaissante.

JPR

Envol

Petit colibri virevoltant,

Goûtant au cocktail de la vie,

Œuvre exquise du présent,

Avant que s’installe la nuit,

L’homme au repos du glaive,

Sous le mystère du crépuscule,

Conçoit demain dans ses rêves,

L’embryon étendant ses tentacules,

Dans la terre-mère nourricière,

Où rayonne une lumière noire,

Apparences, de ténèbres amères,

Réalité si belle, ne se peut concevoir,

La beauté insondée de la nature,

N’est autre que cette réalisation,

Le pouvoir de l’esprit mature,

Engendre la divine création,

Le colibri peut s’envoler,

Porté par l’aube qui sourie,

Un printemps fécondé,

Une nature d’essence fleurie.

JPR

D’un battement d’aile…

Simplement parce que la vie est une flamme qui peut s’éteindre au moindre souffle.

Un battement de cils,

Ou tu m’as percé,

D’une marque indélébile,

Totalement envoûté,

Un temps de flottement,

Perdu dans ton regard,

Souriants béatement,

Dans cet instant si rare,

Ou l’on s’est reconnus,

D’un simple sourire,

Qui désormais n’est plus,

Perdu dans mes soupirs.

Un battement de mort,

Ou la roue a chaviré,

Sans expier nos trésors,

Quand ton cœur s’est arrêté,

Tu as sombré dans une nuit,

Ou mes rêves ne peuvent aller,

Seul sous une éternelle pluie,

Depuis ce jour ou le ciel t’a enlevé,

Ne reste que beaux souvenirs,

L’absence, d’une nuit sans lune,

Aucun dieux pour guérir,

Ne demeure que rancune.

Un battement de cœur,

Ton visage irréel,

Vaguement ton odeur,

Quelques part dans mon ciel,

Un temps de recueil,

D’un bonheur perdu,

Une seconde de deuil,

Dans un vide absolu,

Ton souvenir m’appelle,

Et mon corps vacille,

Je ne sais plus le réel,

Marqué par ton apostille,

Un battement de vie,

Un jour et une nuit,

Qui meurt et re-vie

Qui passe et oublie,

Le temps a ses adeptes,

Promesse de renouveau,

Si lentement on accepte,

D’essayer de vivre à nouveau,

La splendeur de l’aube t’occulte,

Etoile céleste dans mon néant,

À jamais, je te voue mon culte,

Battements au cœur toujours vivant.

JPR

L’Essentiel.

Au loin une île secrète,

Qu’aucune carte n’indique,

Là-bas le monde s’arrête,

Et la raison abdique.

Une petite boîte vide,

Perdue dans ton esprit,

Qui d’amour est avide,

Un pauvre espace incompris.

Souvent tombé dans l’oubli,

Pour de rassurantes occupations,

Dans cette « vie » que l’on établit,

Cache la tristesse de cette illusion,

A bâtir un pont d’arc-en-ciel,

Entre ces deux mondes,

Et réunir les rêves au réel,

Pour que cet Amour les fécondes.

Regards tournés vers l’horizon,

Union d’une terre et d’un ciel,

Cette joie est ta guérison,

Remplissant ton essentiel…

JPR

Raison d’une folie déraisonnée…

J’aime l’embrun de la folie,

Qui se disperse dans la réalité,

Cette secte vénérant l’oubli,

Pour mieux pouvoir se situer,

Sous le masque des apparences,

Qui n’apporte qu’esclavage,

Alors je découpe les convenances,

Et sabote en riant, les clivages,

Je colorie les bonnes manières,

Détourne toutes les clôtures,

Ou bêlent ces âmes amères,

Car leur cacophonie me torture,

S’éborgnant volontairement,

Avec des camisoles de certitudes,

Dans un son de cloche qui résonne véhément,

Que la bien-pensance m’est rude !

Je hurle silencieusement ma différence,

D’une audacieuse réponse à l’ennui,

Avec le sourire sarcastique de ma démence,

Dans une agitation excentrique,

Sous l’ovation de regards fuyants,

Je crie, je crie, pour que le silence abdique,

Pour illuminer une vérité dans le néant,

Ahhhhhhhhhhh !!! Libre ! Libre !

Perché au dessus de mes croyances,

Ivre de ma vérité, mon cœur vibre,

Quand je choque la vraisemblance.

JPR

A tous les fêlés, je voudrais vous dire que c’est grâce à cette brèche que la lumière peut passer ! 😉

Insomnia

Perdu dans un brouillard d’obscurité,

Piétinant aux tréfonds de mes pensées,

Comme dans un labyrinthe de Dédale,

Ou quelques nuits perdues font escale,

Voyage erratique d’un passé à un autre,

Dans l’incompréhension du monde qui notre,

Emmuré dans une voie de dissonances,

Éreinté d’une inacceptable errance,

Mais sortir de cet abîme est ardu,

Dans ce lieu nommé « illusions perdues »

Il faudra l’amour inconditionnel d’Ariane,

Et du sacrifice de son fil d’or en filigrane,

Pour s’abandonner enfin à l’inconscience,

D’une nuit sans autre rêve que le silence…

JPR

L’Escrit.

Dans l’ombre de ta main,

Brillait l’éclat du destin,

Ton esprit vibrait ta plume,

Pesant quelques amertumes,

Ton cœur saignait ton encre,

Endeuillé pour sceller ton ancre,

Dans ce parchemin de la vie,

Qui perdure que dans l’envie,

Avec un rêve fou pour pentacle,

Rendant muets tous les oracles,

Il restait une ligne à écrire,

Un saut de la foi à décrire,

Des lettres perdues dans le vide,

Brisants ainsi ta chrysalide,

Ou le tribut du sacrifice,

Engendra la base de l’édifice,

S’enfonçant dans les profondeurs,

Les racines soutiennent avec ardeur,

Des branches s’élevant dans le ciel,

Jusqu’à toucher du doigt le soleil.

Mais il est hélas bien tard,

Et ceci est une autre histoire.

JPR

Ailleurs.

C’était une nuit sans âge,

Ou un jour de présage,

La splendeur de l’aube agissante,

Brûlant en moi de sa lumière renaissante,

Jamais l’immensité du ciel,

Ne m’avais semblé si réelle,

Rien n’avait d’importance,

Que cet état de présence,

C’est là, que je suis parti !

Elevé dans les airs sans un bruit,

Porté par la grâce du vent,

Les contours de mon être se dissipant,

Oubliant la gloire du monde,

Et autres futilités immondes,

Un sylphe me tenant la main,

Et de l’autre ouvrant un chemin,

Était-ce là, la promesse d’un paradis,

Ou une vision des mille et une nuits ?

Qu’importe, aucune pesanteur,

Plus aucun poids sur mon cœur,

Une mélodie divine dans le silence,

Une joie inconditionnelle en essence,

Une véritable poésie sans mots,

Sans aucune place pour l’ego,

Le sentiment d’être enfin chez moi,

Et bien qu’on me laissa le choix,

M’appelait hélas mes responsabilités,

Qu’ici-bas, je devais encore assumer,

Pleurant éperdument cette grâce,

Et cette beauté qui lentement s’efface,

Je ne sais si j’ai rêvé,

Ni pourquoi je l’ai mérité,

Mais chaque jour qui passe,

Chaque matin que j’embrasse,

Face à l’aube triomphante,

Des ténèbres avilissantes.

Je repense à ce sanctuaire,

Quand renaît en moi cette Lumière.

JPR

La Déesse blanche.

J’aime la regarder tomber,

Elle semble ralentir le temps,

Aspirant mes pensées,

Virevoltant, lentement.

Si douce au touché,

Mais aussi mordante de froid,

Je suis fasciné par tant de pureté,

Oubliant, mes moments de désarroi.

Elle n’a rien à cacher,

S’écoulant directement du ciel,

Elle recouvre tout de sa beauté,

En digne Reine de l’hiver éternelle.

Poétique dans sa magie,

Elle attire comme un aimant,

Les enfants qui jouent et qui rient,

Dans son vaste océan de blanc.

Aujourd’hui, elle me manque,

Pour recouvrir mon humeur,

Apaiser mes pensées saltimbanques,

Et purifier encore une fois mon cœur.

JPR

Dans la forêt de tes rêves

Dans cette forêt de rêves,

Ton parfum est partout,

Je ne sais ou elle s’achève,

Mais avec toi, j’irai n’importe où.

Je marche sur tes arcs-en-ciel,

Survole les ténèbres de tes peurs,

Ébloui par ta pureté passionnelle,

Je voudrais y gommer tous les malheurs.

Poser la main sur un arbre-rêve,

Projète ma conscience en lui,

Mais mon incursion fut brève,

Car profaner tes secrets, je ne puis.

Dans ce monde sans tabou,

M’offrant librement ton âme à nue,

Comment être digne de ce geste fou,

Et de ta sincérité pure, si bienvenue.

Il est temps de quitter ce lieu,

Avec toi, main dans la main,

Merci pour ce voyage merveilleux,

Car cette confiance porte Demain.

JPR

Un moment de Présent

Le sable s’écoule inexorablement,

Vers une unique direction,

Tel est le fleuve du temps,

Avec l’avenir pour destination.

Suis-je une marionnette du destin,

Acteur illusioné par son personnage ?

Ou est-ce que je pave mon chemin,

Chaque choix étant un pas vers un autre âge

Quand on se perd,

Sur les routes de l’existence,

Il est bon de revenir en arrière,

Au point de départ, sa repentance.

Alors je dissèque mes souvenirs,

Pour me rappeler d’où je viens,

Je me perds dans les soupirs,

Car avant, il n’y avait rien !

Si je ne sais ou je vais,

Ni hélas d’où je viens,

Comment savoir qui suis-je en vrai,

Pour œuvrer décemment au quotidien ?

JPR

La Poétesse,

J’observais dans l’ombre,

Un être brillant comme une étoile,

Ce soir, son cœur semblait sombre,

Tapis, derrière la nuit pour voile.

Elle pris de ses ailes,

Une chatoyante plume,

Un brun d’encre du ciel,

Diluée avec un peu de brume,

Une respiration profonde,

Le regard inspiré,

Qu’importe le monde,

Elle déroulait sa Vérité.

Crochetant des lettres,

Tissant d’harmonieuses rimes,

Un balais classique en périmètre,

Dans cette folle danse intime.

Enivrée dans sa création,

Rayonnante de beauté,

Ses mots en action,

Exprimaient sa liberté.

Tous ces maux couchés,

Sur une page encore saignante,

Gangrenée, Incapable de cicatriser,

Une étrange culpabilité, restait poignante.

Poésie d’exorcisme,

D’un cœur pur à soigner,

Blessures au paroxysme,

D’obsédantes et tristes pensées,

Relevant d’un coup la tête,

A la lumière du point final,

Un espoir s’est réveillé et s’entête,

Œuvre pour un lendemain sans mal.

Moi, Je reste derrière la fenêtre,

Souffrant à chacun de ses soupirs,

Observant avec pudeur, ses poèmes naître,

Car la compassion des poètes, c’est écrire.

JPR

L’oiseau de la mer …

La lumière semble voilée,

Là, ou il s’est réveillé,

Dans ce bleu océan,

Une nappe sourde de néant,

Des êtres aux écailles brillantes,

Se déplacent, dans une aisance arrogante,

Il fait tout pour leur ressembler,

Mais peine toujours à avancer,

Aucuns ne semble voir,

Qu’il est tout sauf leur miroir,

Toujours nager entre deux eaux,

Est épuisant pour un oiseau,

Retenant sa respiration,

Dans une mer d’incompréhension,

Tout ce qui lui reste permis,

C’est de respirer chaque nuit,

Rêvant d’un monde de nuages,

Dans une dimension sans cage,

Ressentir l’ivresse du ciel,

Porté par une grâce éternelle,

Peut-il fuir cette triste existence,

Qui semble n’être qu’invraisemblance,

Lui qui souhaite juste prendre sa place,

S’émanciper pour son vrai espace,

Mais qu’en est-il de ses plumes,

Maintenant corrompues par l’écume,

Et ses gracieuses ailes,

Sauvagement brûlées par le sel,

Pourront-elles une dernière fois le porter,

Vers une légitime liberté ?

JPR

Dolorosa Sollemnis

La poésie est souvent un cri de l’âme, et les poètes les plus prolifiques sont souvent ceux que l’existence n’a point épargné. Pourtant ces souffrances ont réussi à être sublimées dans leurs poésie. Cette résilience me fascine particulièrement. Un jour je suis tombé sur un reportage qui m’a captivé, le sujet était un art japonais appelé : kintsugi « jointure en or ». Le principe est simple, c’est une méthode de réparation des porcelaines et des céramiques brisées, au moyen d’une laque saupoudrée de poudre d’or. L’objet passe de l’état de « mort », car devenu inutile, à un objet ressuscité, fonctionnel et magnifié. Le résultat est saisissant :

L’objet est incontestablement plus beau qu’à son origine, c’est du génie à l’état pur, une révélation de la beauté cachée, un rayon de lumière sur les vicissitudes de l’existence.

L’art du Kintsugi est donc symboliquement une métaphore de la résilience de l’esprit et néanmoins une méthode opérative de reconstruction personnelle.

On peut considérer que sont but est sensiblement proche de celui de la poésie.

Dolorosa Sollemnis

Baisses les armes,

Et sèches tes larmes,

Poses ton armure,

Et panses tes blessures,

Tu penses tes ailes brisées ?

Mais c’est juste un prix à payer,

Un triste mal nécessaire,

De notre condition précaire.

Dans ce monde que nous créons,

Les peines sont légions…

Le mal naissant de nos peurs,

Comme sève de tous nos malheurs.

Tu te crois au fond l’abîme ?

En Vérité, tes cicatrices te subliment.

Car sur cette terre et dans le ciel,

Jamais tu n’as été aussi belle !

JPR

Il faut se pardonner, ne point se retourner, et laisser opérer sa renaissance par la résilience.

Un jour…

Un jour viendra,

Comme ça, sans prévenir,

Quelqu’un te comprendra,

Troublant ton devenir.

Un reflet de ton âme,

Au regard profond,

Et sera ton sésame,

Pour un amour fécond.

Ne détournes pas le regard,

C’est une chance unique,

Qui n’est due au hasard,

Un instant presque magique.

Un instant pour apprendre,

Au plus profond de ton être,

Apprendre à te comprendre,

Quand ton âme sera prête.

Ce quelqu’un c’est toi,

Face à ton miroir,

Tu devras avoir foi,

Et ne plus te décevoir.

Vois l’étincelle dans tes yeux,

Offres-lui ton amour,

Il suffit d’un rien pour être heureux,

Soit un pour toujours.

JPR

« Te raconter enfin, qu’il faut aimer la vie, et l’aimer même si … »

Valentina, mon Ange

Il semble que ce soit le jour de célébration de l’Amour, thème de prédilection des poètes, comment faire l’impasse … Tous secrètement le cherchent, l’attendent, l’espèrent. Mais de quel amour parle-t-on ? L’amour illusoire, chimique et éphémère, l’amour charnel et passionnel ou l’amour inconditionnel et éternel ?! Peut-être est-ce juste une question de niveau de conscience.

Dans notre Paris magique, si on tend l’oreille, on entend encore les relents passionnés de la môme, notre chère Édith Piaf portant son hymne jusqu’aux cieux, nos tripes se tordent de compassion pour son absolu, romantique, tragique, romanesque.

Alors disons que pour aujourd’hui, l’Amour : c’est se jeter dans l’irraisonnable, se perdre dans un abîme, accepter qu’une magie folle et passionnelle opère jusqu’à minuit, ou comme le veut la tradition, elle disparaitra comme elle est venue…

Car « l’amour impossible » est la quintessence de la valeur de l’Amour !

Valentina, mon Ange.

Quand je regarde tes yeux,

Je ne veux plus qu’être deux,

De mots, nous n’avons besoin,

Ni même de quelques témoins,

Adoubés par les envoyés du ciel,

Dans un linceul d’amour inconditionnel …

Le jour se lève, je sens encore ton odeur,

Il perdure encore quelques écumes de bonheur,

N’était-ce qu’un songe ?!

Ne serait-ce qu’un mensonge ?!

M’envahit une peur profonde,

Un instant, s’écroule un monde …

Ta main prend doucement la mienne,

A mes côtés, endormie, ma jolie gardienne,

Pour quelques secondes mon cœur s’arrête,

Car tu sais toujours ce que j’ai dans la tête.

Le ventre noué, j’ai cru t’avoir perdue,

Je respire enfin, tous mes sens t’ont reconnue …

Réveillé, je sais que tu n’existes pas,

Hélas, du moins, ici-bas,

Être follement épris d’un Ange,

A ce quelque chose d’étrange,

Parfois difficile, mais le cœur honoré,

Que parmi les hommes, je sois ton unique aimé.

JPR

L’amour est un résultat, la rencontre avec l’Ange, une cause …Cherchez l’Ange.

Un peu de recyclage sur le même thème :

L’ ÉTOILE PERDUE

Je te cherche depuis ma naissance,

A l ’affut de ton cœur qui brille,

Je souffre tant de ton absence,

Où est donc ton amour qui scintille ?

Tu es semblable à un Ange,

La pureté faite Femme,

Les chérubins chantent tes louanges,

Où est donc perdue ton âme ?

Tu es mon passé, présent et mon avenir,

Dans l’immensité, mon étoile polaire,

Toi seule peux me comprendre et me soutenir,

Où est tu donc, toi mon unique repère ?

Pour toi je donnerai tout,

Toi mon unique Amour,

Étoile d’un seul nous,

Mais quand viendra ce jour ?

Par-delà les temps,

Toujours je t’attendrais,

Du ciel au néant,

Au creux de ma main ce secret…

JPR

Poetica Vitae

La poésie est une compagne admirable dans la vie, une amie, un amour. Elle est de nos jours trop souvent incomprise et que trop dévalorisée, minimisée, ou encore carrément ignorée par la plupart de nos congénères. Mais elle est toujours là, depuis des siècles, susurrant aux âmes sincères ses secrets, son pouvoir, sa beauté, offrant son héritage à tout cœur pur qui lui tendrait ses vers. Il fait chaud au cœur de voir que les poètes sont toujours parmi nous, et je les remercie profondément, car leur somme constitue le « corps physique » qui porte l’âme de la Poésie.

Chère Poésie,

Derrière ton apparente douceur,

J’entends au loin tes cris,

Tu hurles, bonheur ou douleur,

Exorcisant ainsi les esprits.

Tu es une céleste musique,

Vibrante à l’unisson,

Mon cœur t’as fait son unique,

Pour toujours son grand frisson.

T’accueillant, nos corps vacillent,

Ta pureté nous éblouie !

Grâce à toi nos âmes brillent,

Et rayonnent dans la nuit.

Tu pleures des mots,

Tu chantes des rimes,

Annihiles nos egos,

Et nous écartes de l’abîme,

Poésie, je t’aime,

Car tu n’as rien à cacher,

Dans tes vers, tu sèmes,

Mon authenticité retrouvée.

JPR

Une place pour moi…

Quoi que je fasse,

Mes espoirs s’effacent,

Mon esprit s’agace,

De ne trouver sa place.

J’observe le temps qui passe,

Là où les autres s’entassent,

Sous leurs regards rapaces,

Leur sombre folie me glace.

Je fuis sans laisser de traces,

Sous ma solide carapace,

Je suis las et je ressasse,

Cette ignorance me dépasse.

J’avance toujours plein d’audace,

Mais cette vie est fugace,

Faudra-t-il que je trépasse,

Pour savoir où est ma place ?

JPR

A ceux qui cherchent et désespèrent, ceux qui s’adaptent, qui malgré tout espèrent, et se sentent souvent inaptes :

Je voudrais vous dire qu’il est temps, d’être le soleil de votre printemps !

Voyage …

Tu voyages dans ce temps,

Sans peur, sur ce chemin ardu,

Une lumière diffuse se répand,

Et guide tes pas perdus.

Vois ton corps en écrin,

Émoussé par les vents,

De sentiments brûlés en vain,

Une coquille reflétant le néant.

Vois la perle qui y brille,

Au cœur caché, ton Âme,

Dans tes yeux elle scintille,

L’ignorante nuit est ton drame.

Sens ce mystérieux souffle,

D’une subtile intuition,

Que l’Amour de l’Ange insuffle,

Pour t’éviter la perdition.

Seul m’importe ton étincelle,

L’illusion n’est que luxure,

La Vérité est si belle,

Un paradis pour cœurs purs.

JPR

Quatre saisons de la vie …

L’aube répand sa lumière,

Sur des êtres éphémères,

Tout est parfum de nouveauté,

Dans ce monde à explorer,

Éveil de sentiments balbutiants,

Départ d’un voyage innocent.

Le soleil répand sa chaleur,

l’on goutte aux présents du bonheur,

On récolte les fruits du chemin,

Le destin d’anges entre nos mains,

Dans une course si effrénée,

Que l’on s’est parfois oublié.

Le ciel rougeoyant s’assombrit,

Le calme s’installe sous la pluie,

On se questionne sur notre cheminement,

Quels rêves ont été oubliés dans ce bilan,

Les feuilles qui sont tombées,

Et les racines que l’on a creusé.

La nuit lentement pose son lit,

La nature fait silence, comme endormie,

On s’appuie sur notre noblesse,

Les années laissent parler leurs sagesses,

Dans le froid, la chaleur de nos cœurs,

Marchant dans ce tunnel vers cette belle lueur.

JPR

Potentia

Un pouvoir sommeille,

Attendant son éveil,

Cachée au coeur d’une graine,

Ou demeure une force reine.

De rares jeunes pouces,

En apparence frêles et douces,

Nées d’un terreau fertile,

Ou dans une nature hostile,

N’ont point besoin de tuteurs,

Pour atteindre la grandeur.

Car emplis de potentialités,

Que seul le ciel peut arrêter.

D’aucuns ne sauraient les voir,

Détruisant de grands espoirs,

De l’ignorance de leurs pairs,

S’attristent leurs rôles sur terre,

Mais ces êtres aux Vies latentes,

Méritent une éclosion flamboyante.

JPR

L’Ombre lumineuse

Tu marches sur les étoiles,

Compatissant à nos âmes égarées,

Tu souries sous ton voile,

Comme une Invisible vérité.

Tu es douce comme l’écume,

Dans la rigueur de l’existence,

Ton cœur dissipe la brume,

Comme nectar d’espérance.

Tu aimes sincèrement ce monde,

Malgré la folie des hommes,

Ta foi repousse l’ombre,

Comme un universel idiome.

Tu arpentes un dur chemin,

Que d’aucuns ne sauraient comprendre,

Tes pas pavent notre destin,

Toi qui préfères toujours donner que prendre.

Bien que je ne puisse te voir,

J’entends toujours tes pensées,

Nul besoin pour moi de croire,

Car je sens ta présence à mes côtés…

JPR

Réel : du latin réalis, res = qui se rapporte aux «choses» {matérielles}

Les yeux rivés au ciel,

Les nuages passent,

L’agitation se rebelle,

Instant de paix qui s’efface,

Inexorablement il s’écoule,

Nombreux attendent,

Massés dans la foule,

Leurs espoirs en offrande.

Le pouvoir est dans chaque main,

Mais ils attendent que d’autres,

Leurs pavent le chemin,

Mais ce pain n’est pas notre !

Dans le tumulte rassurant,

Oubliant l’immensité intérieure,

Une plénitude hors du temps,

Pour une brutale illusion extérieure.

Alors je lève les yeux au ciel,

Pour encore un court instant,

En pleine crise existentielle,

Dans le calme d’un moment.

JPR

Volte face

Je te connais,

Toi qui m’observes,

Je viens en paix,

Écoute ma verve.

Tes avis tranchés,

Ton regard désapprobateur,

Me vois tu écorché,

Et portant mon honneur ?

Tu goutes peu la différence,

Fort de tes certitudes,

Vois mon indifférence,

Et apprends la gratitude.

Certes on se ressemble,

Méfie toi des apparences,

Car ton cœur tremble,

Devant les vraisemblances.

Qui crois-tu voir,

Sur ton chevalet ?

Face à ce miroir,

Qui de nous deux est le reflet ?

JPR

l’Amour ?

Suspension du temps,

Montagne émotionnelle,

Aux nobles sentiments,

Vivifiant des flammes éternelles.

Un parfum de bonheur,

Somme-toute illusoire,

Balayant toutes peurs,

Et nous laisse enfin croire.

Même un triste cœur,

Déçu et durement meurtri,

Capitule à sa douceur,

S’ouvre à nouveau et guéri.

Aimanté par des regards,

Aux désirs hurlants,

Chaque mot est espoir,

Une chance de fuir le néant.

Chaque sourire est caresse,

Empreints de doux rêves,

Et même si la réalité blesse,

Sa magie offre une trêve.

Nourrissant l’émoi,

Dans une danse éphémère,

Juste un : toi & moi,

Perdant tout repère.

Où chaque absence,

Éveille un tourment,

Le sacrifice prend son sens,

Face à ce vide béant.

L’Amour est un trésor à chérir,

Qui ne peut trop durer,

Le destin doit se remettre à écrire,

Mais nul ne pourra l’oublier.

JPR

Æternam

Mes pensées s’égarent,

Dans les miroirs du temps,

Perdu dans ton regard,

Dès l’aube du commencement.

Guidé par ce parfum,

D’une infinie pureté,

Cherchant en vain,

Ton sourire dans cette réalité.

Peu importe les mondes,

Toujours y brille une étoile,

Et même pour une seconde,

J’ouvrirai chacun des voiles.

Ta beauté rayonne,

Dans le ciel des éons,

Ton amour résonne,

Dans toute ta création.

Tu es l’origine du monde,

Car il n’existe que pour toi,

Et de nos âmes fécondes,

Un nouvel homme renaîtra …

JPR

Sub Rosae

De soyeux pétales bruissants,

Sous la lumière rougeoyante,

Caressés par les vents,

D’une aura chatoyante.

Pourquoi tant de beauté,

Dans cette nature sauvage,

Que caches-tu en ton cœur,

Derrière cet éclat sans âge.

Dans un élan d’audace,

Je m’avance vers ton mystère,

Mais mon sourire s’efface,

Quand ta réalité transperce ma chaire.

Face à ton œuvre écarlate,

Souillé de mon sang, je te libère,

M’incline en âme diplomate,

Oubliant mes tristes chimères.

Il t’as fallu de profondes racines,

T’ériger un pilier vers le ciel,

Peuplé d’aiguilles assassines,

Pour pouvoir déployer tes ailes.

Ta place est ici dans la terre,

Un vent souffle à ton seul désir,

Ecrin flamboyant de ta vie éphémère,

Et nulles eaux ne peux t’en saisir.

Oh je n’oublierais pas,

Ta dure leçon éternelle,

Tribut pour ton parfum délicat,

Car sous la Rose se cache l’Essentiel.

JPR

Je pense…

Je pense, je pense,

Consume mon Essence,

Dans l’indifférence,

Pour une noble croyance.

Je pense, je pense,

Dans une infinie récurrence,

Je réfléchis ton intelligence,

Et jugule mon arrogance.

Je pense, je pense,

Lutte contre les apparences,

Afin que brûle l’ignorance,

Et triomphe la renaissance.

Je pense, je pense,

Aiguisant tous mes sens,

Pour fuir cette démence,

Un pansement comme défense.

Je panse, je panse,

Cet esprit qui danse,

Sur ce chemin d’errance,

Qui reflète ton absence…

Cher Moi…

Pardonnes mes erreurs,

Mes actes indélicats,

Pardonnes mon aigreur,

L’ombre domine parfois…

Pardonnes mon aveuglement,

Ces fois ou j’ai été lâche,

Où j’ai regardé béatement,

Nous salissant de tristes tâches…

Pardonnes ces pensées inutiles,

Ces égarements inconscients,

Rendant ta pureté fébrile,

Loin de ce que nous étions enfants…

Pardonnes quand je t’ai oublié,

Autiste, jamais disponible,

Pardonnes moi si j’ai dévié,

L’indifférence était ma bible…

Pardonnes ce que je n’ai su voir,

Quand je n’ai su t’entendre,

Je place en toi mon espoir,

Et cet amour que je dois te rendre…

Pardonnes-moi ma folie,

Mon égocentrisme malin,

Cette dualité n’est qu’utopie,

Car de deux, nous avons toujours été qu’un.

JPR

Un vent se lève…

Vient un vent de colère,

Peuplé de souffrances amères,

Effeuillant les tourments,

Laissant à vif le changement.

– – –

Vient un vent de changement,

Déchirant le néant,

Une chance de prospérité,

Comme essence de Vérité.

– – –

Vient un vent de vérité,

Tranchant notre réalité,

Un parfum de promesse,

Vers une terre d’allégresse.

JPR

Chemin de l’existence…

Chaque seconde qui passe,

Est une chance qui s’efface,

Chaque pas sur cette terre,

Un cailloux blanc pour repère,

Chaque humble choix,

Un chemin pavé par toi,

Chaque fugace pensée,

Déterminera ta vérité,

Ainsi dans ce monde,

Ou l’illusion gronde,

L’épée de volonté,

Sera arme de ta destinée,

Et la noblesse d’âme,

L’étendard de ton sésame,

Ainsi seul, cheminant,

Digne devant chaque tourment,

Tu perceras le ciel,

Pour une vie éternelle.

JPR

Memoria Tacere

Quand mémoire fait silence,

Cherchant dans les nuages,

Quelques souvenirs heureux,

Trouvant en Vie que passage,

J’oublie dans l’absence,

L’esprit planant dans les cieux,

Ou qu’importe l’ignorance,

Le présent m’est plus vertueux,

Fuyons loin de la vraisemblance,

Pour l’espoir d’être d’eux,

Qu’on puisse rêver ensemble,

Rien qu’en se regardant dans les yeux …

JPR

Phœnix

Sillon de l’existence,

D’un désir impérieux,

Espoir de délivrance,

Renaissance par le feu.

Quand les larmes guérissent,

Fin est porte de commencement,

Aucune crainte de l’abysse,

Métamorphose s’impose dignement.

Hier fit naître demain,

Demain fit naître hier,

Pardon dans tes mains,

Présent d’une nouvelle ère…

JPR

Veritas

Mon amour pour toi est sans pareil,

Étoile dans le chaos de mes pensées,

Compas magique au cap de mon éveil,

Fidèle gardienne et guide de ma réalité.

Triste est l’idolâtre de sa propre vérité,

 Mon âme, née au fond de tes yeux,

Je m’affranchirais du tribut à payer,

Si âpre soit-il, car c’est mon unique vœu.

Tant de sacrifices incompris de nos aïeux,

Dans l’espoir que quelques-uns se réveillent,

Fil d’Ariane, à la fois rude et merveilleux,

Si seul sous ton aile, tu resteras mon soleil.

JPR

Soleil Noir

J’œuvre dans ton silence,

Je réfléchis ton âme,

Cœurs en errance,

Dans un monde infâme…

J’aime profondément tous ces êtres,

Pour eux je dissipe le brouillard,

Mais leur Dieu est le paraître,

Et je ne suis qu’un soleil noir…

J’ai besoin de ton feu,

Pour illuminer les ténèbres,

Faire briller en eux,

Ce que l’aube célèbre…

JPR

Via lvx

Âme en paix,

Est une terre vierge,

Pur est le Secret,

Ta vie est qu’un cierge.

Illumines ta voie,

Avant qu’il ne se consume,

En vérité tu es un Roi,

Un soleil triomphant de la brume.

Ensemences le néant,

Ordonnes le chaos,

Combles le vide béant,

Car ce monde est ton Naos.

Ton cœur pourra briller,

Dans le firmament,

Au sein de l’empyrée,

De ton feu, éternellement…

JPR

Suspension


Il a fallu que le temps s’arrête,

Que les horizons s’alignent,

Couvrant d’un nuage ma quête,

Mais j’avance le cœur digne.

A cet instant, au bord du précipice

Ton souvenir lentement m’assaille,

Je ressens au fond de moi tes auspices,

Avec le sentiment d’avoir raté la bataille.

Pourquoi n’ai-je pas su t’entendre ?

Pourquoi n’ai-je pas su te voir ?

Ni t’en remercier, ni te le rendre,

Juste parce que je n’ai pas su croire.

Mon amie, j’avance sans peur vers la mort,

Je crois sentir vaguement ton parfum,

Puisses-tu me pardonner tous mes torts,

Toi Destinée, une dernière fois… prends ma main.

JPR

Angelus meus

Tout près,

Et pourtant si loin,

Le vide m’effraie,

Je souffre de ton besoin.

J’entrevois le paradis,

D’où brillent tes grandes ailes,

J’implore le soleil et la pluie,

De créer un pont d’arc-en-ciel.

Seul au-dessus des nuages,

J’avance au vertige de ta vue,

Puissent les vents être sages,

Chaque pas aux couleurs des vertus.

Sur le chemin de l’Existence,

Grace à toi, je sais qui je suis,

Cap de mon espérance,

Quand ma vie s’enfonce dans la nuit…

JPR

Sic Transit Gloria Mundi !

« Qu’importe l’ignorance gronde, ainsi passe la gloire du monde »

Guerres de pouvoirs,

D’egos obéissants,

Guerres d’avoirs,

D’êtres au vide béant.

Rien ne saurait combler,

Ce qui manque à leurs âmes,

Mille conquêtes n’ont trouvé,

Ce précieux sésame…

L’Amour n’a su dire,

Au mal de se taire,

La beauté leur suffire,

Dans leur monde amer.

Pourtant tout est là,

Mais l’ignorance gronde,

Tout est affaire de choix,

Ainsi passe la gloire du monde.

JPR

Nihil Aliud

« A ceux qui ont quitté ce monde trop tôt et ce que nous leurs devons… »

Rien d’autre ne compte,

Que de voir ton sourire,

J’ai parfois si honte,

 Car l’oublie c’est trahir.

Rien d’autre ne compte,

Que d’aimer sincèrement,

Car l’Ego se dompte,

Pour Être véritablement.

Rien d’autre ne compte,

Surtout pas ces chimères,

Nourries des Archontes,

Même au sein de nos prières.

Rien d’autre ne compte,

Que d’essayer d’être utile,

Comme un mince acompte,

Dans nos vies futiles.

Rien d’autre ne compte,

Que ta douce présence,

Que le temps estompe,

Mais reste mon espérance.

Rien d’autre ne compte,

D’Être qui nous sommes,

Les illusions nous confrontent,

Pour devenir des Hommes…

JPR

Quis ego sum ?

Suis-je un caucasien ?

Ou bien juste un humain …

Suis-je le sang familial ?

Ou bien un être trivial …

Suis-je comme vous ?

Ou bien un simple fou …

Suis-je ce que vous attendez de moi ?

Ou bien juste mes choix …

Suis-je un masque social ?

Ou bien mon idéal …

Suis-je ce que vous désirez ?

Ou bien ma destinée …

Suis-je votre morale ?

Ou un dommage collatéral …

Suis-je une somme d’excuses ?

Ou bien juste une buse …

Suis-je un être de chair ?

Ou bien une réalité arbitraire …

Sommes-nous la triste fange ?

Ou bien des germes d’Anges ???

JPR

Rêves vagabonds

J’entends tes doux rêves,

Papillonnants en cage,

Dans mon cœur s’élèvent,

Leurs espoirs sauvages.

Ils demandent ta confiance,

Pour illuminer ta nuit,

D’un amour sans défiance,

Brillants pour toi à l’infini.

Puisses-tu percer le ciel,

Et les laisser s’envoler,

Car derrière l’arc-en-ciel,

Se trouve ta liberté.

Mais impuissant je t’observe,

Perdu dans ton labyrinthe,

D’un sommeil sans réserve,

Te rassurant de mon étreinte.

JPR

Lvx Tenebræ

à M.A.T.

Une lueur dans les ténèbres,

Aussi belle que fugace,

Que l’ange célèbre,

De mon cœur embrasse.

Une étoile filante,

Au sein de ma quête,

Espérance brillante,

Pour une âme poète.

Mais disparue dans la nuit,

L’espoir s’est abjuré,

Doucement, sans bruit,

Le roi est tombé.

Il demeure derrière le voile,

Avec sa sagesse délicate,

Bon vent belle étoile,

Échec et MAT …

JPR

Sophia

Du fond des âges,

Demeure la voie du sage,

L’ascèse en cri de guerre,

Pour effeuiller les illusions de la terre.

L’Ego sur l’autel sacrifié,

Le vieil homme mis au bûcher.

L’âme se fait candide,

Dans les méandres de sa chrysalide,

Son esprit animé,

D’une quête de Vérité.

Mais bien seul est le sage,

Lui qui vit pour le partage.

Un jour il sera libéré,

Par des ailes immaculées.

JPR

Stella Perdidit

Je te cherche depuis ma naissance,

A l ’affut de ton cœur qui brille,

Je souffre tant de ton absence,

Où est donc ton amour qui scintille ?

Tu es semblable à un Ange,

La pureté faite Femme,

Les chérubins chantent tes louanges,

Où est donc perdue ton âme ?

Tu es mon passé, présent et mon avenir,

Dans l’immensité, mon étoile polaire,

Toi seule peux me comprendre et me soutenir,

Où est tu donc, toi mon unique repère ?

Pour toi je donnerai tout,

Toi mon unique Amour,

Étoile d’un seul nous,

Mais quand viendra ce jour ?

Par-delà les temps,

Toujours je t’attendrais,

Du ciel au néant,

Au creux de ma main ce secret…

JPR

Libertatem

Un sentiment intérieur,

Exaltant de bonheur,

D’un désir de là-bas,

Enfin libre de mes pas.

Dans cette triste prison,

La sécurité de la raison,

Mon esprit en grâce,

Je voyage d’audace.

Oublier nos chaines,

S’affranchir de nos peines,

Croire en sa destinée,

Confiance en la divinité.

Le regard au loin…

Je souris à demain.

JPR

Stella meus

A mes fils …

Avant le temps,

Seul l’Amour était présent,

Et les Eaux de la création si pures,

Qu’aujourd’hui est une torture.

Dans ce monde corrompu,

Rappelles-toi que rien n’est dû.

A l’aube de ton devenir,

Garde toujours espoir en l’avenir.

Car cette potentialité en toi,

Dans ton cœur brille déjà,

Et que la sage pierre cachée,

Ne demande qu’à être trouvée.

Aie confiance en ton étincelle,

Et ta vie n’en sera que plus belle.

Rappelle-toi aussi que la pureté d’intention,

Est un des premiers jalons,

Et avec l’Esprit armé de ta volonté,

La Vie te saura mériter.

Crois-moi mon fils, si tu pouvais lever le voile,

Tu verrais que tu es déjà … une Étoile.

JPR

Unitatis

J’irais ou tu iras,

Du paradis aux enfers,

Qu’importe les aléas,

Je briserai tous les fers.

Je t’ai tant cherché,

Toi mon Graal éternel,

Plus rien à regretter,

Car ton âme est si belle.

Par-delà les mondes,

Au-delà des temps,

De la création féconde,

Aux ténèbres du néant.

Ensemble vers les étoiles,

Hors de tout mal,

J’irais ou tu iras…

Car il n’y a pas d’autre toi !

JPR

Iustitia

Justice aux deux visages,

Venue du fond des âges,

Séquestrée en dualité,

De la morale acceptée.

Sous le signe de la balance,

L’équilibre fragile de l’alliance,

Où le Bien et le mal,

Pèse le compromis de la morale.

Mais quand fleuri l’Honnêteté,

Nait un parfum d’équité,

Me donnant grand espoir,

D’une justice de Devoirs.

JPR

Divinum Fidei

Pure lumière venue du ciel,

Ciel d’une terre d’errance,

Errance d’une âme si belle,

Belle ! Celle qui a rejoint l’alliance.

Alliance du cœur des pécheurs,

Pêcheurs d’une réalité d’amour,

Amour divin, qui transcende nos peurs,

Peur du néant … Au secours !

Secours d’un Ange pleurant,

Pleurant notre folie illusoire,

Illusoire est ce monde mourant,

Mourants, nous acceptons enfin de croire.

Croire nous offre la Foi,

Foi d’une existence plus belle,

Belle est ma croix,

Croix de ta foi, Christ éternel !

Éternel est ton amour,

Amour de toutes tes créations,

Création du corps de gloire pour toujours,

Toujours gloire à ton intention.

Intention de foi, seigneur,

Seigneur recueille moi au creux de tes mains,

Mains qui sèchent mes pleurs,

Pleurs d’un beau chérubin.

Chérubins qui nous montrent le chemin,

Chemin de la Foi en ton symbole,

Symbole des quatre orients bénis,

Bénis soit l’Orient promis par mes oboles.

Oboles de ce qui m’est le plus cher,

Cher est le sacrifice,

Sacrifice de ta chaire,

Chaire meurtrie, pour nous rédemptrice.

Seigneur, quel que soit mon chemin, en toi j’ai Foi.

JPR

FIAT LVX !

De l’incréé,

Vers la potentialité,

Du puits de lumière,

Ou naquit notre ère.

Manifesté dans cet espace,

Par un feu divin d’audace,

L’œuvre infinie et magistrale,

Créant la vie et les étoiles.

Une explosion de création,

Ô merveilleuse vision.

Je me sens insignifiant,

Seul dans le firmament.

Mon âme reste en pleurs,

Devant tant de splendeur,

Mes tripes nouées,

Je ne peux plus l’ignorer.

Je rêve de ce moment,

Où je reviendrai… à la fin des temps.

JPR

Chrysallidem

Né dans l’oubli,

Sous les cris de la vie,

Mort et naissance,

Portes de souffrances.

Perdu dans une époque,

D’une réalité équivoque,

Avance avec prudence,

Dans le tumulte de l’existence.

Alimentée par la lymphe,

Cette vie n’est qu’une nymphe,

Apprends de l’expérience,

Et tomberons les apparences.

Bercé dans l’amour,

D’un rêve sans contour,

Dans cette vie de nuit,

Triomphera la lumière infinie.

Chenille aux perceptions limitées,

Papillon aux ailes révélées,

Âme purifiée s’envolera,

Et dans l’immensité s’épanouira.

JPR

Spero

Ange au doux visage,

Annonciateur d’un saint présage.

Par ta simple présence,

Mon cœur et mon âme dansent,

Drapés dans les nuages,

Mes rêves vivent éperdument les âges.

Mais soudain la réalité gronde.

Et frappe la vérité de ce monde.

Sans ta lumière,

Ne me reste que prière.

Puisses-tu revenir,

Éclairer mon sombre avenir.

JPR

Résilience

Je voulais croire en mes rêves,

Mais dans cette vie, aucune trêve,

Alors, je me débats,

Dans ce monde ou je me noie.

Je me dois d’être pur et sans tâche,

Car je ne peux être lâche.

J’irais chercher la Lumière,

Tout au fond de cette terre.

A user toutes mes forces,

Je percerais son écorce.

J’irais au fond des océans,

Pour devenir un diamant,

Je renaitrais des flammes,

Pour sublimer mon âme.

J’irais enfin aux quatre vents,

Pour refléter l’étoile d’Argent.

Et puis je m’unirais à toi,

Pour toujours, dans la paix d’un Roi.

JPR