Rémanences du papillon

Où sont les papillons colorés de mon enfance ?

Quand les heures virevoltantes ont-elles laissé place à l’ennui ?

Au requiem de l’insouciance, la sagesse fait sa pénitence,

Laissant place à d’invisibles papillons de nuit.

Quand se sont envolés ces papillons qui me chatouillaient le ventre ?

Laissant derrière eux qu’une triste terre brûlée,

Quant ai-je été contraint de consolider mon antre ?

Tissant inconsciemment ma chrysalide pour pouvoir me retrouver.

Quand demain est-il devenu le fantôme d’hier ?

Il semble que l’été soit presque consumé,

Ne faut-il pas se mettre en marche avant l’hiver ?

Et poser le masque une fois le carnaval terminé.

Suis-je l’homme qui rêve d’être papillon ?

Sans avoir le courage de sacrifier la chenille,

Faut-il s’abandonner à cette mystérieuse nuit vermillon ?

Pour se métamorphoser en diamant qui brille…

JPR

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