Ailleurs.

C’était une nuit sans âge,

Ou un jour de présage,

La splendeur de l’aube agissante,

Brûlant en moi de sa lumière renaissante,

Jamais l’immensité du ciel,

Ne m’avais semblé si réelle,

Rien n’avait d’importance,

Que cet état de présence,

C’est là, que je suis parti !

Elevé dans les airs sans un bruit,

Porté par la grâce du vent,

Les contours de mon être se dissipant,

Oubliant la gloire du monde,

Et autres futilités immondes,

Un sylphe me tenant la main,

Et de l’autre ouvrant un chemin,

Était-ce là, la promesse d’un paradis,

Ou une vision des mille et une nuits ?

Qu’importe, aucune pesanteur,

Plus aucun poids sur mon cœur,

Une mélodie divine dans le silence,

Une joie inconditionnelle en essence,

Une véritable poésie sans mots,

Sans aucune place pour l’ego,

Le sentiment d’être enfin chez moi,

Et bien qu’on me laissa le choix,

M’appelait hélas mes responsabilités,

Qu’ici-bas, je devais encore assumer,

Pleurant éperdument cette grâce,

Et cette beauté qui lentement s’efface,

Je ne sais si j’ai rêvé,

Ni pourquoi je l’ai mérité,

Mais chaque jour qui passe,

Chaque matin que j’embrasse,

Face à l’aube triomphante,

Des ténèbres avilissantes.

Je repense à ce sanctuaire,

Quand renaît en moi cette Lumière.

JPR

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